Les conservateurs présentent un plan pour rétablir les exportations canadiennes de canola en Chine

Au cours des derniers mois, le gouvernement libéral a présidé à un recul marqué de la relation entre le Canada et la Chine. En mars, le gouvernement chinois a bloqué les importations de canola canadien.

Hier, le chef conservateur Andrew Scheer a présenté trois mesures concrètes que pourrait prendre immédiatement le gouvernement libéral pour aider les producteurs canadiens de canola.

La Chine est le plus important marché du Canada pour le canola, et absorbe environ 40 % de l’ensemble des exportations de graines, d’huile et de farine de canola. L’industrie canadienne du canola contribue pour environ 26,7 milliards de dollars à l’économie nationale chaque année, et quelque 250 000 emplois sont tributaires du secteur, un nombre qui inclut les 43 000 producteurs de canola.

À cause de la relation ratée de Justin Trudeau avec la Chine, de nombreux agriculteurs, dont ceux du Sud-Est du Manitoba, sont maintenant confrontés à l’incertitude. La lenteur de la réaction du gouvernement libéral face à cette crise pénalise les agriculteurs et de nombreuses autres entreprises du secteur agricole.

Les Canadiens méritent mieux. C’est pourquoi les conservateurs du Canada demandent au gouvernement Trudeau de prendre immédiatement les trois mesures suivantes pour régler ce dossier important.

Premièrement, nommer un ambassadeur en Chine. Il y a maintenant plus de trois mois que John McCallum a été congédié à titre d’ambassadeur du Canada en Chine. Depuis son congédiement, Justin Trudeau a laissé vacant ce poste diplomatique vital. Les intérêts du Canada doivent être représentés à Beijing.

Deuxièmement, augmenter l’aide financière d’urgence aux producteurs. Il faudrait relever, par exemple, le plafond et prolonger la période sans intérêt du programme fédéral de paiements anticipés (PPA). Grâce au PPA, les agriculteurs peuvent emprunter jusqu’à 400 000 $, dont la première tranche de 100 000 $ sans intérêt. En augmentant ce montant et en réduisant le taux d’intérêt, on aiderait nos agriculteurs en attendant le règlement du différend commercial.

Troisièmement, déposer une plainte commerciale officielle contre la Chine à l’Organisation mondiale du commerce. Compte tenu de la qualité de niveau mondial du canola canadien, il est évident que les mesures prises par la Chine pour punir les agriculteurs canadiens sont complètement arbitraires. Nous devrions immédiatement porter plainte contre la Chine à l’OMC.

Justin Trudeau a manqué à son devoir de traiter ce dossier avec l’urgence voulue. Les conservateurs ont pris l’initiative de proposer une voie à suivre aux libéraux, et j’engage Justin Trudeau à donner suite rapidement à nos recommandations. Nos agriculteurs et nos collectivités agricoles ne méritent rien de moins.