Les priorités libérales en décalage avec Provencher

December 8, 2015

Plus tôt cette semaine, lors de mon intervention à la Chambre des communes au nom des habitants de la circonscription de Provencher, j’ai abordé la question des nombreuses promesses faites aux Canadiens dans le discours du Trône libéral.

Malheureusement, le discours abondait en platitudes, mais était avare de détails. Il est inquiétant d’entendre le gouvernement libéral prévoir tant de dépenses et en même temps, négliger de dire comment il les financera.

Il est facile de faire de si belles promesses, mais qui en fera les frais? Bien trop souvent, ce sont les générations d’après qui devront assumer les coûts liés à d’énormes déficits persistants. Nous faisons porter ce fardeau à nos enfants et à nos petits-enfants. Comme beaucoup de gens à qui j’ai parlé dans Provencher, je n’aime pas trop les promesses qui coûtent si cher. Nous voulons que les Canadiens aient accès à des ressources, à des programmes et à des avantages qu’ils ont les moyens de financer collectivement et sur lesquels ils puissent compter si nécessaire, et nous voulons favoriser le succès des générations futures. Le gouvernement est en mesure de fournir aux Canadiens d’excellents programmes et avantages, mais cela implique une planification financière prudente à long terme, de saines politiques budgétaires et le souci de la responsabilité financière.

Il est inquiétant de voir des années de planification financière prudente en des temps difficiles disparaître en fumée aussi vite. Je ne suis cependant pas surpris de constater que la promesse de maintenir les déficits annuels à 10 milliards de dollars soit vue pour ce qu’elle est : une vaine promesse creuse.

En dépit de ses nombreuses promesses de financement dans certains secteurs, le discours du Trône était aussi préoccupant en raison de ce qu’il ne contenait pas. Originaire d’une grande circonscription rurale dont la communauté agricole est importante et dynamique, je peux dire que les Canadiens des régions rurales n’ont pas reçu de réponses à nombre de leurs questions. Ce secteur représente plus de 100 milliards de dollars dans notre économie, annuellement, et emploie plus de deux millions de Canadiens. Et pourtant, il n’en a été aucunement fait mention dans le discours du Trône.

Le premier ministre a déclaré à la face du monde que le Canada était de retour. Mais de retour où , monsieur le premier ministre? Est-ce que nous en sommes revenus à penser que les enjeux et les intérêts du Canada rural et de l’Ouest canadien peuvent être ignorés? J’espère bien que non, mais il semble de prime abord que cela soit le cas.

Les agriculteurs forment l’épine dorsale de ce pays. On ne saurait trop le répéter. Et, en tant que conservateur, je peux vous assurer que je continuerai à travailler pour les agriculteurs canadiens et à défendre leurs intérêts.

Le discours ne mentionnait pas non plus le secteur privé, les petites entreprises ou ses entrepreneurs. Les petites entreprises sont d’une importance cruciale pour la vitalité de l’économie canadienne. Elles représentent 99 % de toutes les entreprises du pays et elles emploient la moitié des travailleurs canadiens du secteur privé. Et pourtant, elles ne méritaient pas une ligne, apparemment.

Les conservateurs ont longuement cherché des moyens de stimuler ce secteur de l’économie, sachant pertinemment qu’il est essentiel à la création d’emplois et à une économie florissante. Je suis inquiet lorsqu’un gouvernement prétend stimuler l’économie, mais néglige de prendre en compte ses secteurs principaux. Il est facile de promettre de nouveaux emplois et une économie robuste, mais sans programme précis et sans prise en compte des principaux acteurs, ce ne sont que de vagues promesses.

Après des années de planification financière rigoureuse, les conservateurs avaient promis d’afficher un excédent, et ils y sont parvenus. Les promesses contenues dans le discours du Trône sont pleines de trous, notamment en ce qui concerne les principaux acteurs et la vision à long terme.

Au cours des prochains mois, je continuerai à demander au gouvernement libéral des détails sur la manière dont il prévoit financer toutes ses grandioses promesses et je continuerai à montrer que ses priorités ne sont pas en phase avec les priorités de mes électeurs ici, dans Provencher.