Le taux d’imposition des libéraux pour les petites entreprises et les exploitations agricoles pourrait pratiquement doubler

À compter du 2 octobre, il pourrait devenir beaucoup plus coûteux d’être propriétaire d’une petite entreprise ou d’une exploitation agricole au Canada.

Le 18 juillet, les libéraux, sous la direction du premier ministre Trudeau, ont proposé des modifications au régime fiscal du Canada, qui ciblent les propriétaires de petite entreprise (exploitations agricoles, restaurants, magasins de vente au détail, dépanneurs) ainsi que d’importants fournisseurs de services tels que les comptables et les médecins.

Une fois de plus, les libéraux prévoient faire adopter à la hâte le projet de loi : ils ont annoncé ces modifications de fond au milieu de l’été, n’allouent qu’une période limitée aux consultations et délibérations et espèrent que le tout sera adopté dès octobre. Bref, ils espèrent que les Canadiens ne portent pas attention alors qu’ils vont une fois de plus piger dans leurs poches.

Les libéraux prétendent que les modifications proposées visent les riches, mais ne nous méprenons pas : ce sont les petites entreprises, les agriculteurs et leurs employés qui en souffriront.

Si le fardeau fiscal de ces propriétaires d’entreprise augmente, il risque de devenir plus difficile pour les Canadiens de trouver un médecin de famille, le coût des fruits et légumes produits localement risque d’augmenter dans les épiceries, et cela risque de décourager les jeunes Canadiens de démarrer leur propre entreprise et de nuire à la capacité concurrentielle des entreprises canadiennes. Il est également probable que cela force certaines petites entreprises à prendre des décisions difficiles qui entraîneront des mises à pied ou une réduction des heures de travail ou des avantages sociaux des employés tels que l’assurance-maladie. En outre, en raison de ces taux d’imposition, il sera encore plus coûteux, voire impossible, pour les parents de léguer une entreprise familiale ou une exploitation agricole à leurs enfants.

De nombreux experts s’entendent pour dire que, alors que les petites entreprises sont déjà aux prises avec des défis de taille, tels que la hausse du salaire minimum et des cotisations à l’assurance-emploi et au Régime de pensions du Canada, une telle augmentation d’impôt forcera de nombreuses entreprises canadiennes à fermer leurs portes.

Le Canada a déjà l’un des taux d’imposition effectif les plus élevés du G7 sur l’investissement des entreprises. Les propriétaires d’entreprise sont déjà imposés deux fois : d’abord sur les gains provenant des ventes, puis lorsqu’ils retirent de l’argent de l’entreprise à des fins personnelles.

Lorsque les libéraux sont arrivés au pouvoir il y a deux ans, ils ont augmenté de plus de 17 % le taux d’imposition sur les revenus de placement. Selon certains experts, la combinaison de ces nouvelles hausses d’impôt et des modifications au régime fiscal proposées par les libéraux risque de pratiquement doubler l’impôt des petites entreprises.

Pourquoi apporter ces modifications? Selon Justin Trudeau, un nombre important d’entreprises servent d’écran aux riches Canadiens qui souhaitent éviter de payer des impôts, ce qu’il qualifie d’injuste. Voilà une déclaration incroyable qui met en évidence la naïveté de M. Trudeau et son manque de compréhension du commerce et de l’économie.

Les propriétaires de petite entreprise n’ont pas de sécurité d’emploi, d’avantages sociaux, de régime de retraite parrainé par l’employeur, d’assurance-emploi, de congés de maladie ou de vacances. Par conséquent, les entrepreneurs dépendent de leur capacité d’épargner une partie de leurs revenus pour prendre leur retraite. Les modifications proposées seront rétroactives. Les contribuables n’auront pas la possibilité de planifier en conséquence. Hormis un emploi dans un camp d’été dans sa jeunesse et une brève carrière d’acteur, Justin Trudeau a toujours occupé un emploi accompagné d’un chèque de paie du gouvernement et d’avantages sociaux. Pas étonnant qu’il ne comprenne pas ce que vivent les agriculteurs, les professionnels, les propriétaires de petite entreprise et leurs employés. Or, ce groupe représente près de 97 % des entreprises canadiennes et environ 70 % de la population active du Canada.

Démarrer une petite entreprise représente un risque énorme. Toutefois, lorsqu’une petite entreprise prospère, cela est avantageux pour la collectivité puisque cela fait croître l’économie et crée de l’emploi. Augmenter le fardeau fiscal de ces créateurs d’emploi risque de dissuader ces personnes de prendre ces risques importants et de priver des gens de leur gagne-pain.

Les conservateurs travaillent dur pour s’assurer que la voix des propriétaires de petite entreprise, des professionnels et des agriculteurs est entendue. Nous estimons qu’il faut réduire l’impôt des Canadiens : tant celui des entreprises que celui des familles et des particuliers. Cela fait partie intégrante de la vision conservatrice de prospérité et de possibilité pour tous les Canadiens.