Les libéraux ouvrent la porte aux combattants du groupe État islamique de retour au Canada

Il devrait être inutile de préciser que le gouvernement du Canada a la responsabilité d’assurer la sécurité des Canadiens contre ceux qui nous veulent du mal. Cette semaine, les libéraux ont une fois de plus démontré à quel point leurs idées sont dangereuses sur le plan du terrorisme.

Tout récemment, un porte-parole du ministre libéral de la Sécurité publique, Ralph Goodale, a déclaré à CBC News : « Le retour des voyageurs terroristes étrangers et de leurs familles exige un soutien approprié en matière de désengagement et de réinsertion. » Je pense n’avoir jamais entendu de déclaration aussi inquiétante de la part des libéraux. Plutôt que d’exprimer leur inquiétude quant à la sécurité des Canadiens, les libéraux souhaitent réintégrer des combattants du groupe État islamique (EI) dans la société canadienne.

Pour vous donner un exemple coloré de la naïveté des libéraux, en septembre, ils ont injecté 367 000 $ dans un projet qui s’était donné pour objectif de combattre les croyances radicales en produisant des baladodiffusions et des poèmes. Je suis interloqué de voir que des choses pareilles font partie des « solutions » offertes par le gouvernement libéral, mais je dois dire qu’il n’y a rien d’étonnant à cela quand on pense que ce même gouvernement libéral a présenté des excuses assorties d’une récompense de 10,5 millions de dollars au terroriste reconnu coupable, Omar Khadr.

Il est troublant de constater que des Canadiens quittent le pays pour grossir les rangs de l’EI, qu’ils choisissent volontairement de se battre contre tout ce que le Canada incarne – et prennent les armes contre nos troupes canadiennes et celles de nos alliés. Ces individus radicalisés se rendent dans des zones de guerre pour commettre les atrocités les plus abjectes. Ils prennent des femmes et des enfants en otage, qu’ils vont parfois jusqu’à torturer et maltraiter sexuellement. Ils assassinent et exécutent des innocents. Ils imposent leur volonté par des actes d’une violence inqualifiable.

Et voilà que certains d’entre eux rentrent au Canada.

Selon les estimations du gouvernement, ils sont plus de 200 Canadiens à avoir pris l’avion pour aller combattre aux côtés de l’EI. Environ 60 de ces voyageurs terroristes sont rentrés au Canada.

Un atelier organisé par le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) à la fin de 2015 a évalué la menace que présentaient les combattants à l’étranger qui retournent au Canada. Le rapport de l’atelier cite des analystes qui concluent que la vague de combattants qui regagnent leur pays d’origine « représente pour l’Occident une menace sérieuse et exceptionnelle, unique dans l’histoire du terrorisme. » Le rapport poursuit en indiquant que : « Cette petite minorité de combattants aguerris qui maintiennent leur allégeance à l’EIIL fait peser une menace sérieuse. » Or, la principale préoccupation des libéraux est d’aider ces individus à rentrer chez nous.

Voilà qui est particulièrement étrange si l’on tient compte des propos tenus par le ministre Goodale le week-end dernier. Le ministre a dit à un journaliste que dès qu’une personne s’est rendue dans une zone de guerre, dès qu’elle s’est livrée activement à des activités liées au terrorisme, les possibilités de la faire changer d’avis sont très minces. Donc, pour résumer, les libéraux veulent réintégrer les voyageurs terroristes étrangers dans la société canadienne au moyen de programmes gouvernementaux (que vous paierez de votre poche), tout en sachant qu’il y a peu de chances que cela fonctionne. On ne peut pas dire que cette attitude ressemble à celle d’un gouvernement qui prend son devoir d’assurer la sécurité des Canadiens au sérieux.

Les combattants de l’EI qui rentrent au pays ne sont pas des victimes. Ils ont délibérément choisi de devenir des meurtriers d’innocents, et ce, au nom d’une idéologie tout aussi meurtrière. Un individu qui, de son plein gré, a rallié le groupe État islamique est devenu un combattant aguerri, parfaitement entraîné pour le combat. Il sait fabriquer des bombes. Nous devons réfléchir de façon critique et nous demander pourquoi des individus qui n’ont que du mépris pour notre pays voudraient réintégrer notre société. Dans un rapport de 2016, Sécurité publique Canada indiquait que les voyageurs extrémistes de retour dans leurs pays « peuvent posséder des habiletés, de l’expérience et des liens acquis à l’étranger qui pourraient servir à recruter ou à inspirer d’autres personnes au Canada. Ils peuvent aussi mener des activités de financement du terrorisme, aider d’autres individus à voyager ou même planifier des attentats au Canada. »

Plus confondante encore est cette réponse de Justin Trudeau à une question du chef conservateur, Andrew Scheer : « Nous sommes conscients que le retour au pays ne serait-ce que d’une personne pourrait avoir de graves répercussions sur la sécurité nationale. » Si Justin Trudeau croit vraiment ce qu’il dit, au lieu d’ouvrir la porte aux terroristes de retour au Canada et de les laisser réintégrer notre société, les libéraux doivent faire clairement comprendre que si ces individus rentrent au Canada, ils seront poursuivis avec toute la rigueur de la loi pour crime contre l’humanité. S’en tenir à moins serait un manquement grave au devoir sacré qu’a le gouvernement de protéger les Canadiens.

Les conservateurs exhortent le gouvernement libéral à faire preuve de transparence à l’endroit des Canadiens. Nous appelons le gouvernement à adopter les mêmes politiques strictes que celles mises en place par nos alliés les plus proches à l’égard des voyageurs terroristes qui reviennent au pays. Nous réclamons des libéraux que des services de soutien à l’intégration soient offerts à ceux qui, comme les survivants au génocide des yézidis, sont des victimes du groupe État islamique. Pour les conservateurs, ce sont les Canadiens respectueux de la loi qui passent en premier, pas les terroristes de l’EI.