Le Canada rural n’est pas une priorité pour Justin Trudeau

Jeudi dernier, le premier ministre Justin Trudeau a dévoilé son nouveau Cabinet.

À voir tous ces visages connus, il semble évident que rien n’a changé pour Justin Trudeau.

Aux élections fédérales du mois dernier, Justin Trudeau a perdu plus d’un million de votes de même que des sièges dans chacune des régions du pays, réduisant les libéraux à un gouvernement minoritaire. La formation d’un nouveau Cabinet était l’occasion pour lui de démontrer aux Canadiens qu’il les avait entendus. Il aurait pu leur montrer qu’il a appris de ses erreurs et qu’il était prêt à rajuster le tir.

Au lieu de cela, le premier ministre s’est contenté d’offrir du réchauffé, une suite peu inspirante de ministres – les mêmes qui sont responsables de la crise du logement abordable, des manquements à l’éthique et des affronts à l’unité nationale qui minent cette administration et qui continuent à faire du tort aux Canadiens.

En confiant de nouveau le portefeuille des Finances à Bill Morneau, Justin Trudeau persiste et signe : déficits sans fin, dépenses inutiles et hausses d’impôts qui rendent la vie moins abordable pour les Canadiens.

En maintenant le ministre de la Justice David Lametti au poste de procureur général, Justin Trudeau montre qu’il n’a tiré aucune leçon du scandale SNC Lavalin.

À l’important portefeuille de l’Infrastructure, Justin Trudeau a nommé l’ex ministre de l’Environnement, Catherine McKenna; celle là même qui a imposé la taxe carbone de M. Trudeau et qui a fait une brèche sérieuse dans les relations entre le gouvernement fédéral et plusieurs provinces, dont le Manitoba. Cette décision ne présage rien de bon pour la collaboration fédérale-provinciale à l’égard des priorités en matière d’infrastructures.

Pour moi, votre représentant élu, les décisions du gouvernement Trudeau (ou son inaction) sont préoccupantes. Et en tant que député d’une circonscription rurale, aucune ne m’inquiète plus que celle de confier à une seule ministre le portefeuille du Développement économique rural et celui des Femmes et de l’Égalité des genres au Canada.

Par ses décisions, Justin Trudeau montre qu’il accorde très peu d’importance à la population du Canada rural. On peut donc supposer qu’aucun de ces portefeuilles ne recevra toute l’attention qu’il mérite.

Voulant projeter l’image d’un premier ministre en phase avec les besoins du Canada rural, il a créé le ministère du Développement économique rural quelques mois à peine avant la tenue des élections. Au lendemain du scrutin, ce portefeuille n’a plus tellement d’importance à ses yeux.

De plus, sachant que M. Trudeau a tendance à prioriser les questions relatives au genre, je doute fort que le volet Développement économique rural reçoive une attention digne des collectivités rurales du Canada.

Plus de six millions de Canadiens vivent dans une collectivité rurale. Ils ont des besoins et des préoccupations qui leur sont propres. Ils méritent d’avoir un gouvernement qui veille à leurs intérêts, pas un gouvernement qui les traite comme des citoyens de deuxième ordre.

Je continuerai d’exprimer haut et fort les besoins des Canadiens des milieux ruraux, et l’équipe des conservateurs continuera de demander des comptes au gouvernement libéral.