Le scandale SNC-Lavalin ne cesse de prendre de l’ampleur

Ce fut tout un mois à Ottawa, et, alors que les libéraux de Trudeau ont dévoilé leur dernier budget avant les élections de cet automne, le scandale SNC-Lavalin est toujours au premier plan.

Les libéraux ont tenté d’utiliser ce budget pour tourner la page sur une période très difficile pour eux.

Le premier ministre Justin Trudeau, le ministre des Finances, Bill Morneau, le greffier du Conseil privé, Michael Wernick, et des membres de leur personnel sont accusés d’avoir exercé des pressions sur l’ancienne ministre de la Justice Jody Wilson-Raybould pour que celle-ci intervienne dans un procès en cours. Quand elle a refusé de céder à la pression et de faire de l’ingérence politique, elle a été congédiée.

Depuis l’annonce de la nouvelle du scandale dans le Globe & Mail, quatre hauts fonctionnaires du gouvernement très connus ont démissionné. Jody Wilson-Raybould a démissionné du Cabinet, tout comme Jane Philpott, la présidente du Conseil du Trésor. Le conseiller en chef de M. Trudeau, Gerald Butts, et le greffier du Conseil privé, Michael Wernick, ont aussi été forcés de démissionner. Une autre libérale, la députée Celina Caesar-Chavannes, a laissé tomber le caucus libéral et choisi de siéger comme députée indépendante en raison du comportement de Justin Trudeau, qu’elle a qualifié d’hostile, à son égard et à l’endroit d’autres femmes du caucus.

Et pendant tout ce temps, Justin Trudeau continue d’alléguer qu’il ne s’est rien passé.

Notre caucus conservateur travaille fort pour obliger Justin Trudeau à rendre des comptes, mais, dans le cadre de notre système parlementaire, nous ne disposons que d’un certain nombre d’outils.

L’enquête du Comité de la justice a été l’une des principales voies qui nous ont permis de connaître la vérité. En effet, le matin de la date du dépôt du budget, les libéraux siégeant au Comité ont soudainement mis fin à l’enquête.

Il est évident que, ce faisant, le premier ministre s’ingère sur le plan politique dans une enquête portant sur sa propre ingérence politique.

Notre caucus conservateur a forcé le Parti libéral à tenir 30 heures de vote marathon pour protester contre l’interruption de l’enquête du Comité de la justice. Il s’est passé beaucoup de choses pendant ces 30 heures.

Nous avons commencé par apprendre la nouvelle de l’entrevue donnée par l’ancienne ministre du Cabinet Jane Philpott au magazine Maclean’s. Laissant tomber une bombe, Mme Philpott a déclaré aux Canadiens que toute l’histoire n’avait pas encore été racontée. Elle a aussi noté que la portée de ce qui avait eu lieu allait bien au-delà de ce que l’enquête du commissaire à l’éthique permettrait de trouver.
Puis, Jody Wilson-Raybould a écrit au Comité de la justice, lui offrant d’autres preuves (des messages textes, des courriels et des exposés écrits) afin de réfuter les témoignages présentés par Michael Wernick et Gerald Butts, dans l’espoir que les nouvelles preuves forcent les libéraux qui siègent au Comité à rouvrir l’enquête.

Justin Trudeau est le seul responsable de ses problèmes politiques. Son refus de reconnaître sa responsabilité ou même de répondre la vérité à des questions simples fait en sorte que cette histoire n’est pas près de disparaître.

Les conservateurs du Canada ne permettront pas à Justin Trudeau et aux libéraux de compromettre sans crainte nos institutions démocratiques. Nous allons continuer de les obliger à rendre des comptes alors que nous offrirons aux Canadiens une solution de rechange positive, fondée sur certains principes.