Pourquoi les libéraux ont-ils tant de difficulté à condamner l’EIIS?

Hier soir, les libéraux et les néo-démocrates ont voté CONTRE la motion suivante des conservateurs concernant le retour des combattants de l’EIIS au Canada :
Que la Chambre :
(a) condamne les actes horribles commis par l’EIIS;
(b) reconnaisse que les individus qui se sont joints aux combattants de l’EIIS sont complices de ces actes horribles et qu’ils sont un danger pour les Canadiens;
(c) exhorte le gouvernement à traduire en justice et à poursuivre tout combattant de l’EIIS de retour au Canada;
(d) exhorte le gouvernement à faire de la sécurité et de la protection des Canadiens sa priorité, plutôt que la réintégration des combattants de l’EIIS ou la compensation financière inutile d’un terroriste reconnu coupable, comme Omar Khadr.

Alors que les libéraux et les néo-démocrates prétendent prendre la sécurité des Canadiens au sérieux, leur refus de condamner l’EIIS montre bien le danger de privilégier une idéologie au détriment du bon sens.

Pendant que nos alliés de l’Angleterre, de la France et des États-Unis s’affairent à empêcher le retour de combattants de l’EIIS dans leurs pays, les libéraux de Justin Trudeau dépensent des millions de dollars (35 millions de dollars pour être plus précis) sur un plan pour « déradicaliser » et « réintégrer » des terroristes de l’EIIS dans la société canadienne. Un plan qui, de leur propre aveu, risque d’échouer.

Pourquoi les libéraux et les néo-démocrates ont-ils tant de difficulté à condamner l’EIIS? Pour des partis qui se disent champions des droits de la personne, particulièrement ceux des femmes et des filles, la décision semble pourtant facile.

En plus des atrocités commises en Irak et en Syrie, l’EIIS a effectué ou inspiré près de 150 attentats terroristes dans 29 pays, y compris le Canada.

Les gens qui ont quitté notre pays pour torturer et tuer des femmes, des enfants et des minorités et qui se sont battus contre nos troupes, nos alliés et nos valeurs ne méritent pas d’être réintégrés et n’ont pas leur place au Canada. Leur place est en prison.

Notre précédent gouvernement conservateur a adopté une loi en vertu de laquelle les terroristes se voyaient retirer leur citoyenneté canadienne. Les libéraux ont abrogé cette loi, causant ainsi la situation dangereuse que nous vivons aujourd’hui. Nous nous sommes opposés à la somme de 10,5 millions de dollars versée à Omar Khadr et aux excuses que lui ont faites les libéraux. Nous avons présenté cette motion pour exhorter le gouvernement à s’acquitter de son rôle le plus fondamental, c’est-à-dire protéger les Canadiens. Ces votes contre notre motion montrent une fois de plus que le Parti conservateur est le seul parti préoccupé par la sécurité des Canadiens et digne de confiance à cet égard.