Mesures visant à accroître les heures d’ouverture des postes frontaliers

La semaine dernière, je me suis rendu à Washington, où j’ai rencontré des représentants américains pour discuter des heures d’ouverture des postes frontaliers des États Unis au Minnesota.

À la fin de 2017, plusieurs points d’entrée aux États Unis situés à la frontière entre le Manitoba et le Minnesota ont modifié leurs heures d’ouverture. Depuis, les postes frontaliers des États Unis ferment plus tôt que ceux du Canada.

Les changements apportés du côté américain de la frontière ont une incidence négative sur un très grand nombre de résidents canadiens. En effet, de nombreux Manitobains traversent la frontière pour faire du magasinage, visiter des membres de leur famille ou aller travailler aux États Unis.

Les résidents du sud est de la province comptent également sur les services médicaux offerts à Roseau, au Minnesota, tant pour des problèmes urgents que non urgents. La fermeture précoce du poste frontalier de Port of Roseau a une incidence sur l’entente sur la prestation de services de santé que le Canada et les États Unis ont conclue il y a longtemps.

L’automne dernier, nous avons été aux prises avec une situation semblable du côté canadien de la frontière, lorsque le gouvernement fédéral a décidé de réduire les heures d’ouverture des postes frontaliers de Tolstoi, de Piney et de South Junction.

Bon nombre d’entre vous ont participé, avec moi et d’autres élus, à deux réunions publiques qui avaient pour objectif de discuter de ces changements. Malheureusement, la décision avait déjà été prise, et donc, plusieurs ont eu l’impression que ces réunions n’ont été organisées que pour les apparences. Cela dit, des centaines de personnes de Provencher s’y sont présentées pour exprimer leurs préoccupations.

À Ottawa, je me suis moi même entretenu avec le ministre responsable de l’Agence des services frontaliers du Canada, l’honorable Ralph Goodale. Je lui ai fait part des préoccupations des électeurs de ma circonscription et des graves répercussions négatives de ces changements. Nous avons ensuite eu de bonnes nouvelles.

Après s’être retrouvé sur la sellette dans ce dossier, le gouvernement Trudeau a discrètement fait marche arrière, et les heures d’ouverture des postes frontaliers du côté canadien sont demeurées les mêmes. Il s’agit d’une grande victoire pour les résidents du sud est du Manitoba.

J’ai bon espoir que la réunion qui a eu lieu la semaine dernière avec le président du Comité de la santé et de la sécurité intérieure, Bennie Thompson, et d’autres représentants américains de haut niveau attirera l’attention sur la décision des États Unis et donnera aussi lieu à la modification des heures d’ouverture de ce côté de la frontière.

Je continuerai de travailler sans relâche pour améliorer la libre circulation à ces postes frontaliers, car c’est ce à quoi les résidents des deux côtés de la frontière s’attendent désormais.