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Dealing with Tragedy

[:en]This past Friday, as you all know, a terrible tragedy occurred. Fifteen members of the Humboldt Broncos Hockey team were killed in a tragic bus accident on a rural highway near Tisdale Saskatchewan.
The tragedy has shocked and saddened Canadians from across the country and messages of sympathy have been pouring in from across the world.
As parents, losing a child is our worst fear. It is unimaginable to think of the pain and heartbreak that these parents who have lost their child must be going through right now. As a country, we have come together to mourn and to pray for these families and for those dealing with the long road of recovery ahead.
On Sunday, hundreds of people gathered around centre ice in the Humboldt arena to lay flowers in remembrance, listen to hymns and pray.
But the hurt remains and the struggle for the families is just beginning.
So how do we deal with these types of terrible tragedies? How do the families recover and live with the pain, hurt and loss?
Perhaps the team chaplain, Pastor Sean Brandow, put it best at the vigil on Sunday as he encouraged everyone affected to lean on their faith as they move forward. As he states, nothing can prepare you for moments such as this. Even as a pastor, he was momentarily lost for words, lost for what to do and how to help. Here are a few excerpts from his touching speech that has now been shared in media across the country.
“To go the hospital and walk around and just hear groaning and panic and fear and distress and pain, just nothing but darkness. To sit and hold the hand of a lifeless body.
The only part of that Psalm that was just read, for about 15 hours that I heard in my head was: Even though I walk through the valley of darkness. That’s all I heard. That’s it. That’s it. That’s all that went through my head, this is it, this is the valley of death, this is the valley of darkness. And all I saw was darkness. All I saw was hurt and anguish and fear and confusion. And I had nothing. Nothing. I’m a pastor, I’m supposed to have something.
But when it was so dark, I needed to hear from God. And only four times, and that’s all it took — four words from God were bigger than a thousand words from any human being. Someone reminded me that there’s more to that Psalm than ‘we walk through the valley of the shadow of death.’ You need to finish the statement, someone told me. ‘I will fear no evil because you’re with me.’
And as the Psalm starts, ‘The Lord is my shepherd.’ It took 15 hours of darkness to really understand that I had a shepherd that was walking with me. I don’t know if that made it any softer, but it made it better.
I told my church this morning, I’ve never felt so empty in my life. I needed to be reminded of Jesus, I needed to hear from God in this darkness. I didn’t have anything to give because I wasn’t full of hope myself…God can fill you up so that you can be a blessing to somebody else, but if you don’t have hope, you can’t be a blessing to anyone else.
I want you to be full of hope, through the person of Jesus Christ. We receive him by faith, knowing full well what he has done and what he has accomplished.
The bible tells us that He knew your name – He knew them before they were born – He gave them their breath – He has ordained their days.
You know how Jesus showed that he was who he said He was? His scars. A scar is something that is healed but still there. This isn’t going to go away…but it’s not going to be as raw.
Can we heal? Yes.
Will the scar be there? Yes.”

[:fr]Comme vous le savez tous, une terrible tragédie s’est produite vendredi dernier. Quinze membres de l’équipe de hockey des Broncos de Humboldt ont perdu la vie dans un tragique accident d’autobus sur une route rurale près de Tisdale en Saskatchewan.
Cette tragédie a bouleversé et attristé les Canadiens partout au pays et depuis, les messages de sympathie ne cessent d’affluer des quatre coins du globe.
En tant que parents, notre plus grande crainte, c’est de perdre un enfant. On ne peut imaginer la douleur et la peine que ces parents qui ont perdu leur enfant doivent endurer présentement. Au pays, nous nous rassemblons pour pleurer et prier pour ces familles et pour tous ceux qui s’engagent maintenant sur le long chemin de la guérison.
Dimanche, des centaines de personnes se sont réunies au centre de la glace de l’aréna de Humboldt pour y déposer des fleurs, écouter des chants et prier.
Mais la douleur est toujours là, et le combat des familles ne fait que commencer.
Comment faire pour survivre à d’aussi terribles tragédies? Comment les familles feront-elles pour s’en remettre et vivre avec la douleur, le chagrin et la perte?
C’est peut-être l’aumônier de l’équipe, le pasteur Sean Brandow, qui a le mieux exprimé la situation lors de la vigile de dimanche lorsqu’il a encouragé tous les gens à s’appuyer sur leur foi pour faire face à l’avenir. Comme il l’a si bien dit, rien ne peut vous préparer à de telles situations. Même en tant que pasteur, les mots lui manquaient par moments, ne sachant pas quoi faire et comment apporter son aide. Voici quelques extraits de son émouvant sermon qui est maintenant repris dans les médias à la grandeur du pays.
« Se rendre à l’hôpital, circuler dans les couloirs, entendre des gémissements et voir la panique, la détresse et la douleur, c’étaient les ténèbres. Être assis et tenir la main d’un corps mort.
« La seule partie du psaume que nous venons d’entendre, que j’ai eue dans la tête pendant 15 heures, c’est : Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort. C’est tout ce que j’entendais. Sans plus. Rien d’autre. C’est tout ce qui me traversait l’esprit, c’était ça, c’est la vallée de l’ombre de la mort, c’est la vallée des ténèbres. Tout ce que je pouvais voir, c’étaient les ténèbres. Tout ce que je pouvais voir, c’étaient la douleur, l’angoisse, la peur, la confusion. Et je n’avais rien à offrir. Rien. Pourtant, je suis un pasteur.
« Dans une telle obscurité, j’avais besoin d’entendre la parole de Dieu. Et seulement quatre fois, ce fut suffisant – quatre mots de Dieu m’ont apporté plus de réconfort que mille mots prononcés par quiconque. Quelqu’un m’a rappelé qu’il y avait une suite à ce psaume, après “Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort”. Vous devez terminer le verset, m’a-t-on dit. “Je ne crains aucun mal, car Tu es avec moi.”
« Et tout comme le début de ce psaume, “L’Éternel est mon berger”. Il m’a fallu 15 heures de ténèbres pour vraiment comprendre que j’avais un berger à mes côtés. Je ne sais pas si la situation est devenue ensuite moins dure, mais elle a eu un éclairage nouveau.
« J’ai dit à mes fidèles ce matin que je n’ai jamais ressenti un aussi grand vide de toute ma vie. J’avais besoin qu’on me rappelle que Jésus existe, j’avais besoin d’entendre la parole de Dieu dans ces ténèbres. Je n’avais rien à offrir parce que je n’étais moi-même pas rempli d’espoir… Dieu peut vous remplir d’espoir afin que vous puissiez réconforter votre prochain, mais si vous n’avez pas d’espoir, vous n’êtes d’aucun réconfort pour qui que ce soit.
« Je veux vous remplir d’espoir avec l’aide de Jésus-Christ. Nous le recevons par la foi, sachant très bien ce qu’Il a fait et de qu’Il a accompli.
« La Bible nous dit qu’Il connaissait leurs noms – Il les connaissait avant même qu’ils viennent au monde – Il leur a prêté vie – dans son livre étaient tous inscrits les jours qui leur étaient destinés.
« Vous savez comment Jésus a prouvé qu’il était réellement celui qu’il affirmait être? Ses cicatrices. Une cicatrice guérit, mais elle demeure toujours là. Elle ne disparaîtra pas… mais la douleur sera moins vive.
« Pouvons-nous guérir? Oui.
« Aurons-nous des cicatrices? Oui. »
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