La nouvelle gouverneure générale du Canada

Cette semaine, Mary Simon est officiellement devenue la 30e gouverneure générale du Canada.

La gouverneure générale du Canada représente la reine, le chef d’État du Canada. Elle donne la sanction royale aux projets de loi et est la commandante en chef honoraire de nos forces armées.

Mme Simon succède à l’ancienne gouverneure générale disgraciée Julie Payette. J’espère sincèrement que le premier ministre a bien fait ses recherches, cette fois, et qu’il a recommandé une personne attachée au service des Canadiens plutôt qu’à ses propres intérêts.

Quoi qu’on pense du premier ministre Justin Trudeau, Mme Simon a eu une carrière impressionnante, et sa nomination est un événement historique.

Une Inuite de Kuujjuaq, dans le Nord-Est du Québec, elle est la première gouverneure générale autochtone du Canada.

Elle figure aussi parmi les représentants inuits qui ont participé aux négociations menant au rapatriement de la Constitution canadienne en 1982.

En 1986, Mme Simon a été élue présidente de la Conférence circumpolaire inuite et, en 1994, elle a été nommée première ambassadrice du Canada aux Affaires circumpolaires par l’ancien premier ministre Jean Chrétien. Ces fonctions lui ont permis de faciliter la création du Conseil de l’Arctique, un organisme réunissant huit pays qui exercent une souveraineté sur les terres et les eaux du cercle arctique : le Canada, les États-Unis, le Danemark, la Finlande, l’Islande, la Norvège, la Suède et la Russie. Elle a par la suite été ambassadrice du Canada au Danemark.

De plus, Mme Simon a été réalisatrice de télévision et, pendant deux mandats, a été présidente de l’Inuit Tapiriit Kanatami, une organisation à but non lucratif qui défend les intérêts des peuples autochtones du Canada.

Elle représente maintenant tous les Canadiens.

Mary Simon a accompli son premier geste officiel comme gouverneure générale du Canada jeudi dernier, lorsqu’elle s’est entretenue avec la reine.

Après sa cérémonie d’investiture, à titre de chef honoraire des forces armées du Canada, elle a fait l’inspection d’une garde d’honneur et déposé une gerbe de fleurs en souvenir des Canadiens morts à la guerre.

J’éprouve un optimisme prudent à l’égard de Mme Simon.

Avec son mari, elle s’est déjà installée à Rideau Hall, ce que sa prédécesseure avait refusé de faire. Son tempérament semble aussi mieux convenir à l’emploi que celui de Mme Payette.

Pendant son discours d’installation, elle a dit à la blague que son nom inuit, Nigiukudluk, signifie « vieille dame qui aime bien être la patronne ».

Cette fois, Justin Trudeau semble avoir choisi, espérons-le, une personne sage qui se met au service des autres, plutôt qu’un autre idéologue égocentrique à son image.

Qui vivra verra.

Pour le moment, je souhaite mes meilleurs vœux à Mme Simon et à sa famille, et je prie pour qu’elle exécute avec sagesse le rôle important qu’elle joue au sein de notre démocratie.