La Chine communiste n’est pas notre amie

Le 10 décembre dernier a été un triste anniversaire.

Cela fait maintenant deux ans que les autorités chinoises ont arbitrairement mis les Canadiens Michael Spavor et Michael Kovrig en détention par mesure de représailles à l’arrestation de Meng Wanzhou au Canada.

Dans le cadre du traité d’extradition conclu entre le Canada et les États-Unis, Meng Wanzhou, dont le père est le fondateur du géant des télécommunications chinois Huawei, a été arrêtée à Vancouver pour fraude liée à ses relations d’affaires avec l’Iran.

Compte tenu des relations politiques de Mme Meng, la riposte ne s’est pas fait attendre; les autorités chinoises ont interdit les importations de porc et de canola canadiens et se sont servies des deux Michael pour se livrer à une diplomatie des otages.

Deux ans plus tard, Mme Meng (libérée sous caution peu après son arrestation) habite dans sa maison de 13 millions de dollars à Vancouver et est libre de fréquenter les boutiques et les restaurants. Pendant ce temps, les deux Michael, qui sont accusés d’espionnage, croupissent dans une prison chinoise sans même pouvoir recevoir la visite de leurs représentants consulaires.

La sécurité des Canadiens au pays et à l’étranger devrait être la priorité de tout gouvernement. Malheureusement, Justin Trudeau persiste à croire que nous pouvons (et devons) être amis avec une Chine communiste.

Personne n’a oublié que Justin Trudeau a déclaré avoir de l’admiration pour le régime dictatorial de la Chine en 2013. Malheureusement, des propos que les gens ont été nombreux à attribuer à sa naïveté semblent trahir une réalité plus sombre.

En 2016, lorsque des milliardaires chinois voulaient avoir un accès exclusif au premier ministre, Justin Trudeau a empoché leur argent. La question est de savoir ce qu’ils ont obtenu en échange.

Les Libéraux ont versé 256 millions de dollars à la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures.

Contrairement à nos alliés qui ont fermement refusé à Huawei l’accès à leurs réseaux 5G (par crainte qu’il s’en serve à des fins d’espionnage), Justin Trudeau a laissé la porte entrouverte — en dépit des exhortations des autres pays membres du Groupe des cinq et de ses propres organismes de renseignement.

L’entreprise Shandong Mining Company, une autre société d’État chinoise, tente d’absorber l’entreprise nunavutoise TMAC Resources qui mène ses activités dans l’Arctique canadien. En fait, comme la Russie, la Chine tente activement de parvenir à la supériorité économique et militaire dans l’Arctique, et ce, sans même être membre du Conseil de l’Arctique. Mais, encore une fois, Justin Trudeau ne dit pas un mot.

Lorsque la COVID-19 s’est manifestée, le gouvernement communiste de la Chine a menti au monde entier. Et pourtant, à qui Justin Trudeau s’est-il adressé en premier lorsqu’est venu le temps d’obtenir des vaccins contre la maladie? Le gouvernement communiste de la Chine — et il a échoué dans ses négociations.

La Chine continue de se livrer à la cyberguerre, au piratage informatique, à la désinformation, à l’espionnage et à l’intimidation des Canadiens d’origine chinoise.

La semaine dernière, on apprenait que le gouvernement libéral comptait faire un entraînement militaire avec l’Armée populaire de libération de la Chine en sol canadien.

Dans des documents récemment publiés, il justifiait sa décision ainsi :

« Bien que la résolution des dossiers consulaires soit la priorité du gouvernement du Canada, il demeure important d’assurer la continuité d’autres aspects de la relation sino-canadienne dans une certaine mesure […] le Canada ne veut pas être le partenaire qui cesse d’entretenir les échanges bilatéraux habituels. » [TRADUCTION]

Autrement dit, le gouvernement se souciera des deux Michael tant que cela ne nuira pas à ses relations avec la Chine.

Que ce soit par naïveté ou pour d’autres raisons plus sinistres, Justin Trudeau semble prêt à faire n’importe quoi, y compris à mettre en danger les citoyens et les intérêts économiques et militaires de son pays, pour ne pas offenser le gouvernement communiste à Beijing.

La Chine communiste n’est pas notre amie, mais elle compte indubitablement sur l’amitié de Justin Trudeau.