Le député Falk défend les habitants des localités frontalières

Ottawa (Ontario) – Aujourd’hui, pendant la période des questions, le député de Provencher, Ted Falk, a pressé le gouvernement libéral de supprimer les contraintes qui empêchent les habitants de la municipalité rurale de Piney et les membres de la Première Nation de Buffalo Point de se rendre à leurs rendez-vous médicaux de l’autre côté de la frontière, aux États-Unis.

Pour que les Manitobains qui habitent à l’extrême Sud-Est de la province aient accès à des soins de santé, les autorités provinciales ont conclu une entente avec divers organismes et entreprises de Roseau et de Warroard, au Minnesota, afin que ces derniers puissent leur offrir certains soins de base et d’urgence.

Pendant les premiers mois qui ont suivi la fermeture de la frontière canado-américaine, l’Agence des services frontaliers du Canada considérait ces déplacements comme essentiels, puisqu’ils visaient l’obtention de soins médicaux. Les personnes qui devaient ainsi sortir du Canada pour obtenir des soins médicaux ou se procurer des médicaments sur ordonnance pouvaient le faire sans avoir à s’isoler durant 14 jours à leur retour. Or, la situation a changé à la mi-octobre, et l’Agence des services frontaliers a informé les principaux intéressés qu’ils devraient se mettre en quarantaine s’ils traversaient de nouveau la frontière, quelle que soit la raison.

« Un grand nombre d’habitants alarmés de la municipalité rurale de Piney et de Buffalo Point ont communiqué avec mon bureau pour dénoncer le fait que les déplacements visant à obtenir des soins de santé n’étaient plus jugés essentiels à la frontière, explique M. Falk. Le gouvernement libéral s’en prend à des familles qui veulent seulement consulter leur médecin de famille et à des aînés qui veulent renouveler leurs ordonnances. »

Dès qu’il a été mis au courant de la situation, en octobre, M. Falk a demandé à la ministre de la Santé, Patty Hajdu, et au ministre de la Sécurité publique, Bill Blair, de trouver rapidement une solution. Cinq semaines plus tard, rien n’a encore été fait.

« Ces gens ne demandent pas au gouvernement de rouvrir toutes grandes les frontières », précise M. Falk. « Ils veulent seulement avoir le droit de consulter leur médecin et d’aller chercher leurs ordonnances. »

« Nous devons penser aux Canadiens qui vivent dans un endroit isolé et leur permettre d’obtenir sans problème les soins de santé dont ils ont besoin, ajoute-t-il. Il est grand temps que les libéraux corrigent la situation. »