Échecs en matière de politique étrangère

Le Canada est à la croisée des chemins en matière de politique étrangère.

Sous la direction de Justin Trudeau, notre réputation sur la scène mondiale a atteint de nouveaux records ces derniers jours.

Le premier ministre qui a déclaré avec audace que le Canada était « de retour » n’a offert à notre pays qu’échecs et embarras. Son voyage désastreux en Inde n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

Les échecs de Justin Trudeau en ce qui concerne la Chine, l’expansion agressive de la Russie dans l’Arctique (un sujet pour un article ultérieur) et la situation désastreuse et déchirante en Afghanistan ont amené les Canadiens et nos alliés internationaux à s’interroger sur la capacité du premier ministre à se montrer à la hauteur lorsqu’il est question de nos politiques étrangères.

Dire que le respect que porte le gouvernement chinois à M. Trudeau fait pâle figure en comparaison de sa fascination pour leur dictature est un euphémisme, pour ne pas en dire davantage. Qu’il s’agisse de permettre à des milliardaires chinois de payer pour avoir un accès direct aux collectes de fonds du parti ou de verser à la Banque chinoise d’infrastructure des centaines de millions de dollars provenant des impôts des Canadiens, depuis les premiers jours de son mandat de premier ministre, Justin Trudeau a ignoré la menace que représente la Chine.

Contrairement à nos alliés du Five-Eyes, Justin Trudeau a refusé d’interdire à Huawei l’accès à nos réseaux 5 G.

Le plus grave des échecs de Justin Trudeau, en ce qui concerne nos relations avec la Chine, est la révélation que des scientifiques ayant des liens avec l’armée chinoise ont été autorisés, durant son mandat, à travailler au Laboratoire national de microbiologie de Winnipeg — l’une de nos installations les plus secrètes — à transférer des agents pathogènes mortels au laboratoire de Wuhan, puis à disparaître. Plutôt que de dire la vérité, Justin Trudeau est allé jusqu’à poursuivre le Parlement en justice pour tenter de préserver les secrets de la Chine.

Plus récemment, le Canada a été ostensiblement exclu du nouveau pacte de défense AUKUS (Australie, Royaume-Uni, États-Unis), conçu pour contrer l’agression militaire chinoise. Il semble que, lorsqu’il s’agit de la Chine, nos alliés font encore moins confiance à Justin Trudeau que les Canadiens.

Cependant, la Chine n’est pas le seul désastre en matière de politique étrangère que le premier ministre ait à son arc.

En août dernier, les Canadiens ont été horrifiés par le retrait bâclé des forces canadiennes de l’Afghanistan, la reprise rapide de ce pays par les talibans et les images effrayantes d’Afghans cherchant désespérément à échapper à une tyrannie qu’ils ne connaissent que trop bien.

Aux braves femmes et hommes afghans qui ont travaillé avec les Forces armées canadiennes, le gouvernement libéral n’a offert que 72 heures pour remplir une demande d’immigration en ligne en direction du Canada – un obstacle de taille lorsque l’on se cache dans une grotte afin de sauver sa vie, que l’accès à l’électricité et à l’Internet sont pratiquement inexistants, que sa langue maternelle est le farsi, plutôt que l’anglais requis par le formulaire.

J’ai été déçu que la situation en Afghanistan n’ait pas fait l’objet de plus de discussions pendant la campagne nationale, comme l’ont été, j’en suis sûr, les milliers de Canadiens qui ont servi dans cette guerre. En voyant les talibans reprendre le pouvoir pendant que le premier ministre se faisait prendre en photo, ils doivent se demander à quoi tout cela a bien pu servir.

Le peuple afghan mérite mieux.

Nos alliés méritent mieux.

Les Canadiens méritent mieux.

Les conservateurs du Canada comprennent les menaces auxquelles notre pays est confronté. Les conservateurs vont toujours exiger de Justin Trudeau et des libéraux qu’ils rendent des comptes sur leurs échecs en matière de politique étrangère.