Le gouvernement manque à ses devoirs envers les Canadiens

Cela fait maintenant 11 mois que nous avons entendu parler pour la première fois de la propagation du nouveau coronavirus.

Plutôt que de prendre des mesures pour nous en protéger, le gouvernement libéral n’a pas prêté attention aux premiers avertissements ni préparé de plan d’action.

En conséquence, pendant huit mois, les Canadiens ont dû endurer des restrictions et vivre dans la peur et l’incertitude.

Ma collègue conservatrice Michelle Rempel a bien résumé la situation dans son récent article publié dans le National Post.

« Plus de 11 000 Canadiens sont morts, la dette nationale s’est alourdie de centaines de milliards de dollars, des millions de personnes ont perdu leur emploi ou leur entreprise, les libertés civiles sont bafouées, les enfants ont plusieurs mois de retard dans leur apprentissage scolaire, les familles sont morcelées et nous voyons poindre le début d’une crise de santé mentale nationale (la maltraitance et la toxicomanie sont aussi à la hausse), tout cela à cause des mesures de confinement prises pour lutter contre la pandémie de COVID-19 — des mesures qui devaient être temporaires et nous donner le temps de trouver de meilleures solutions, mais qui sont devenues un plan d’action itératif et permanent. » [TRADUCTION]

Dix mois se sont écoulés, mais nous continuons de recevoir des messages contradictoires sur des informations de base comme le nombre réel de personnes qui ont eu la COVID-19 au Canada. Faute d’un système qui compile ces informations avec exactitude, nous n’avons aucun moyen de déterminer si les mesures prises pour empêcher la propagation du virus sont efficaces — à en croire la récente hausse de cas signalés (en dépit du resserrement des restrictions), ce ne semble pas être le cas.

Ces derniers jours, beaucoup de personnes ont communiqué avec mon bureau pour exprimer leurs préoccupations et leur frustration à propos des restrictions provinciales imposées. Même si j’aime que les citoyens me disent ce qu’ils pensent et que je partage bon nombre de leurs préoccupations, j’encourage les gens à communiquer avec leur député provincial pour discuter de ces questions.

En effet, selon la Constitution du Canada, les soins de santé sont du ressort des provinces.

Le port obligatoire du masque, les règles sur la fermeture des écoles et des entreprises et la restriction du nombre de personnes qui peuvent se rassembler sont tous des mesures provinciales. Ce sont les provinces, et non le gouvernement fédéral, qui ont déclaré l’état d’urgence sur leur territoire.

Je crois que les députés provinciaux ont les intérêts des Manitobains à cœur, et je serai heureux de recevoir vos appels et de vous expliquer les actions de leur gouvernement.

De son côté, le gouvernement fédéral libéral est responsable de la fermeture de la frontière canado américaine et de la majorité des programmes d’aide financière.

En ma qualité de représentant du gouvernement fédéral, je me concentre sur ce que fait Justin Trudeau.

Plutôt que d’annoncer encore plus de chiffres ou de parler de tirer un trait sur les fêtes de Noël, Justin Trudeau doit faire preuve de leadership et présenter aux Canadiens un plan digne de ce nom. Encourager les premiers ministres à immobiliser tout le pays n’est pas un choix valable; ce n’est pas la solution.

Les conservateurs du Canada ont proposé des politiques concrètes et des idées pratiques pour aider le pays à revenir à la normale tout en protégeant la santé des Canadiens.

Par exemple, nous avons proposé que tout le pays adopte des tests antigéniques rapides pour dépister la COVID-19. C’est une mesure toute simple qui permettrait aux Canadiens de retourner au travail ou à l’école, de voyager et de revoir les membres de leur famille sans danger.

Nous croyons aussi qu’il faut expliquer aux Canadiens à quel moment, à quel endroit et de quelle façon ceux qui le désirent pourront se faire vacciner.

Les Canadiens ont dû faire des sacrifices douloureux, et il est important que tous les gouvernements fournissent des données empiriques pour justifier ce qu’ils exigent de la population.

Il est temps de dresser un plan et de définir la voie à suivre. Nous avons trop à perdre autrement.