L’inflation sous Justin Trudeau

Beaucoup de Canadiens sont trop jeunes pour se rappeler les taux d’intérêt élevés des années 1980, mais d’autres ne s’en souviennent que trop bien. L’époque où le prix moyen d’une maison au Canada était bien en deçà de 100 000 $ – un rêve pour bon nombre d’acheteurs potentiels aujourd’hui -, mais où les taux d’intérêt atteignaient 19 %. Au début des années 1980, la mensualité hypothécaire pour une maison de 189 000 $ était d’environ 2 200 $ (soit la moitié du prix, mais le double de la mensualité d’aujourd’hui).

De nombreux facteurs ont contribué à la hausse de l’inflation et des taux d’intérêt des années 1980, notamment le fait que le gouvernement de Pierre (Elliott) Trudeau avait triplé les dépenses gouvernementales durant les années 1970, entraînant d’énormes déficits.

Quarante ans plus tard, l’histoire est sur le point de se répéter. Tel père, tel fils.

Même s’il est peu probable que les taux d’intérêt remontent à des niveaux aussi élevés que dans les années 1980, une simple virée à l’épicerie suffit pour comprendre que l’inflation est bel et bien présente dans le Canada de Justin Trudeau, inflation qui ne fera que grimper si le pays poursuit dans la voie actuelle en matière de finances publiques.

Quiconque est allé au supermarché récemment, ou encore a acheté une nouvelle maison ou même du bois contreplaqué, vous le confirmera : le coût de la vie au Canada a énormément augmenté au cours de la dernière année, alors que le pouvoir d’achat a diminué.

Cette inflation est la conséquence directe de l’injection de milliards de dollars dans l’économie par le gouvernement libéral, qui creuse encore davantage le déficit, et de l’incapacité de ce gouvernement à investir des fonds de relance dans les moteurs de croissance économique.

Bien avant qu’on ait même entendu parler de la COVID 19, les conservateurs lançaient un cri d’alarme sur la situation financière du Canada sous le gouvernement de Justin Trudeau et des libéraux.

Le gouvernement conservateur précédent a géré la pire crise financière depuis la Grande Dépression. Il s’en est mieux sorti que n’importe quel autre pays du G7 et, à peine six ans plus tard, il a laissé un budget équilibré au nouveau gouvernement Trudeau.

Au lieu de faire fond sur notre succès, les libéraux ont haussé les impôts et s’endettent pour financer leurs dépenses effrénées.

Il a fallu des décennies pour réparer le gâchis financier de Trudeau père. Jusqu’à ce que Trudeau fils arrive au pouvoir et sabote les efforts en nous léguant son énorme dette.

En 2019, près de la moitié des Canadiens étaient déjà à moins de 200 $ par mois de ne pas pouvoir régler leurs factures ou rembourser leurs dettes.

Aujourd’hui, en raison des programmes et des prestations pour la COVID-19 du gouvernement, beaucoup de Canadiens se portent financièrement mieux que jamais en quelque sorte. Or, ces programmes ne peuvent être maintenus au niveau actuel, et la dette accumulée par les libéraux pour les financer ne fait qu’affaiblir le pouvoir d’achat de chacun de ces dollars.

Par conséquent, lorsque la crise de la COVID sera derrière nous, ces nouvelles hausses du coût de la vie paralyseront financièrement beaucoup de familles.

Pire encore, la solution la plus évidente pour contrer l’inflation est que la Banque du Canada augmente les taux d’intérêt, une intervention que certains économistes attendent depuis longtemps.

C’est la raison pour laquelle les conservateurs parlent sans cesse de la dette et des déficits.

Malgré la philosophie de gouvernance de la nouvelle gauche politique, on ne peut pas emprunter ou imprimer de l’argent et dépenser pour atteindre la prospérité. Ce n’est pas de cette façon que les choses fonctionnent.

Les conservateurs du Canada comprennent les problèmes auxquels sont confrontées les familles canadiennes d’une manière que Justin Trudeau ne pourra jamais comprendre.

Nous avons un plan pour renforcer l’économie du Canada et équilibrer le budget dans une période de dix ans.

Nous y sommes arrivés auparavant, nous pouvons encore le faire.

Nous devons agir maintenant avant qu’il ne soit trop tard.