Les libéraux trahissent les Canadiens placés en quarantaine

La population canadienne a été indignée d’apprendre que deux femmes avaient été victimes d’agression sexuelle et d’intimidation alors qu’elles se trouvaient en quarantaine obligatoire.

Dans un premier cas, au Québec, un de ses compagnons de voyage est entré dans sa chambre d’hôtel, a refusé de partir et a tenté de l’agresser sexuellement. L’équipe de sécurité n’est pas arrivée à temps, et, après avoir été transportée à l’hôpital, la femme a été forcée de retourner sur les lieux de son agression pour poursuivre sa quarantaine.

Dans un autre cas, en Ontario, un agent de contrôle de quarantaine a affirmé à une femme qu’elle avait commis un manquement à sa quarantaine et a tenté de lui soutirer de l’argent pour ensuite l’agresser sexuellement après qu’elle eut refusé.

Ce sont des incidents horribles. Mes pensées et mes prières accompagnent ces femmes et les membres de leur famille.

De tels incidents amènent à se demander si l’on devrait exécuter le programme de quarantaine, qui est de toute évidence déficient.

Les nouvelles règles de quarantaine obligatoire adoptées par le gouvernement libéral créent de la confusion et sont dérangeantes.

Les changements incessants dans les règles et le manque de communication font en sorte que les Canadiens, dont bon nombre ont besoin de voyager pour des motifs légitimes, sont frustrés et éprouvent de la confusion et de la peur.

Le gouvernement libéral planifie des mises en quarantaine à l’hôtel depuis sept mois déjà. Sept mois de planification, et il n’a même pas su faire en sorte de répondre à un besoin aussi fondamental qu’assurer la sécurité physique des personnes qui y séjournent.

Avant ces terribles incidents, on avait déjà eu vent de certains rapports profondément troublants concernant ces hôtels de quarantaine « approuvés par le gouvernement ».

On a rapporté entre autres que des verrous avaient été retirés des portes, ce qui a permis à l’agresseur d’entrer dans la chambre dans le premier incident.

Que des gens étaient incapables d’informer leurs proches de l’endroit où ils se trouvaient.

(La plupart des gens conviennent que la ligne téléphonique du gouvernement est inutile, et ce, si l’on suppose au départ qu’ils peuvent réussir à parler à quelqu’un pour réserver une chambre d’hôtel.)

Et maintenant, cela.

En isolant des Canadiens vulnérables dans un milieu à risque, le gouvernement abdique ses responsabilités, ce qui est impensable, et le fait que ceux-ci se fassent attaquer que les personnes mêmes qui sont embauchées pour les protéger constitue un échec inadmissible.

Pour envenimer les choses, pendant la période de questions, la semaine dernière, les ministres Patty Hajdu et Chrystia Freeland ont semblé laisser entendre que ces femmes avaient subi des agressions par leur propre faute, parce qu’elles avaient choisi de voyager. C’est inadmissible.

Par conséquent, les conservateurs du Canada ont demandé au gouvernement libéral de renoncer aux mises en quarantaine obligatoires à l’hôtel jusqu’à ce qu’il puisse faire enquête et fournir l’assurance qu’il a corrigé la situation. (Comme j’avais anticipé de nombreux problèmes liés à leur façon de procéder, j’avais d’abord demandé aux libéraux le 2 février de revenir sur cette exigence.)

Ces récents incidents sont (seulement) deux exemples flagrants des traumatismes infligés à la population à cause du dépassement de ses pouvoirs par le gouvernement et de sa mauvaise gestion au cours de la dernière année.

Bien entendu, il faut prendre des mesures pour protéger du virus les plus vulnérables, mais ces mesures doivent être mesurées et ciblées.

Je pense qu’on peut dire sans risquer de se tromper que, si les gouvernements n’avaient pas insisté pour poursuivre les mises en quarantaine et les confinements, ce que les spécialistes remettent de plus en plus en question, aucun de ces deux incidents tragiques ne se serait produit.

En définitive, le premier ministre Justin Trudeau et la ministre de la Santé, Patty Hajdu, sont directement responsables de cette situation déplorable.

Leur travail consistait et consiste toujours à protéger la population canadienne.

Malheureusement, ils ne s’en acquittent pas.