Déclaration sur l’ajout de la maladie mentale aux motifs d’admissibilité à l’aide médicale à mourir

Steinbach (Manitoba) — Aujourd’hui, Ted Falk, le député de Provencher, a réagi au projet du gouvernement libéral d’étendre l’accès à l’aide médicale à mourir (AMM) aux personnes ayant une maladie mentale :

« Hier, la Chambre des communes s’est prononcée à 180 voix contre 149 pour l’adoption du projet de loi C-7. J’ai moi-même voté contre ce projet de loi, qui, pour élargir l’accès à l’AMM, élimine des mesures de sauvegarde importantes censées protéger les Canadiens vulnérables, notamment les personnes qui ont un handicap ou un trouble mental.

Comme il y va de la vie des personnes, je suis très attristé par le fait que la plupart des députés libéraux et tous les députés du Bloc québécois ont rejeté un amendement qui aurait tout au moins empêché l’accès à l’AMM dans les cas où la maladie mentale est la seule raison invoquée. C’est une décision qui nuit aux initiatives de prévention du suicide et qui banalise le fait de proposer la mort comme une solution à la souffrance. Je suis reconnaissant à tous mes collègues du Parti conservateur, du NPD et du Parti vert qui ont reconnu ce problème.

Des centaines d’électeurs ont exprimé leurs opinions à mon bureau. Beaucoup avaient les mêmes préoccupations que moi. Quoi que nous pensions de cette question, il est plus important que jamais de nous assurer que personne ne sera contraint de demander l’AMM ou ne sera traité comme si sa vie n’avait pas d’importance.

Pendant l’examen du projet de loi sur l’AMM qui commencera bientôt, j’entends bien apporter des commentaires constructifs à la discussion. Chacun de nous doit faire ce qu’il peut pour faire valoir que chaque vie a sa raison d’être et mérite d’être vécue. »