Le nouvel ALENA doit être juste pour les Canadiens

Lorsque le Parlement reprendra ses travaux la semaine prochaine, les parlementaires auront l’occasion d’étudier le nouvel ALENA. Le premier ministre Justin Trudeau a annoncé que son gouvernement présentera le projet de loi à ce sujet mercredi prochain.

La renégociation de l’ALENA a débuté il y a environ deux ans, après que Justin Trudeau eût déclaré qu’il était « très heureux » de renégocier l’ALENA avec le nouveau président, Donald Trump. Ce fut quelque peu étonnant que le premier ministre soumette volontairement le Canada à une renégociation de l’Accord, alors qu’il était de notoriété publique que les États-Unis se souciaient surtout de la manière dont l’entente régissait leurs rapports avec le Mexique. Soudainement, le Canada a été entraîné dans deux longues et tumultueuses années de négociations.

Heureusement, la fin de cette saga semble proche. L’économie canadienne est vulnérable et commence à ralentir, et le manque d’accès au marché américain pourrait réduire davantage les investissements des entreprises et les exportations. Cela dit, le libre-échange avec nos voisins du Sud offre des possibilités à tous les Canadiens.

Le Parti conservateur du Canada est le parti du libre-échange. C’est d’ailleurs un gouvernement conservateur qui a conclu le premier accord de libre-échange avec nos voisins du Sud. Nous savons qu’un accord solide offre un grand potentiel au chapitre de la poursuite des investissements et de la croissance.

Je n’ai pas encore vu le projet de loi sur le nouvel ALENA, mais, comme tous les Canadiens, je veux le meilleur accord possible pour les familles, les travailleurs et les entreprises. Au fil du processus, je m’attends à ce que les libéraux informent tous les partis des détails de cet accord afin que les parlementaires puissent examiner attentivement les retombées de sa mise en œuvre.

Malheureusement, lors de la dernière séance d’information, les libéraux ont été incapables d’apporter des précisions au sujet des répercussions de l’entente sur les secteurs canadiens de l’aluminium, de l’automobile et de l’agriculture.

Il est important que cet accord entre en vigueur, mais celui ci doit être juste pour les Canadiens. J’exhorte les libéraux à permettre la tenue d’un débat approfondi sur le sujet. S’ils parviennent à démontrer en quoi cette nouvelle entente sert les intérêts des Canadiens, je serai heureux d’en appuyer l’adoption à la Chambre des communes.