Justin Trudeau et Bill Morneau font l’objet d’une enquête pour violation de l’éthique… encore une fois !

Le premier ministre Justin Trudeau et l’ancien ministre des Finances, Bill Morneau, font l’objet d’une enquête pour violation de l’éthique … encore une fois !

La controverse entoure l’attribution d’une subvention de près d’un milliard de dollars, destinée à rémunérer les étudiants qui font du bénévolat, à l’association caritative UNIS, une organisation qui a des liens étroits avec ces deux hommes et le Parti libéral.

Malgré les dénégations initiales, il s’avère que la femme de M. Trudeau, sa mère et son frère ont reçu un montant sans précédent de 566 346 dollars en frais d’allocution et de déplacement de la part de l’organisation, ce qui crée un conflit d’intérêts évident. M. Trudeau lui-même a également pris la parole lors d’événements organisés par UNIS.

M. Morneau a été invité par UNIS à participer à des voyages de luxe d’une valeur totale de 41 000 $. Une de ses filles travaille pour UNIS et une autre a pris la parole lors de multiples événements. Le personnel d’UNIS aurait également été invité à assister à des événements politiques organisés par M. Morneau. Encore un conflit d’intérêts.

Cette subvention est arrivée à un moment où UNIS éprouvait d’immenses difficultés financières. L’ancienne présidente de leur conseil d’administration a déclaré lors de son témoignage à Ottawa, la semaine dernière, qu’elle a été contrainte de démissionner après avoir demandé aux fondateurs d’UNIS, Craig et Mark Kielburger, de lui fournir des documents financiers.

Qui plus est, les subventions ne sont pas allées à UNIS à proprement parler, mais à une société-écran destinée à être une société de portefeuille immobilière — pourquoi une organisation caritative a-t-elle besoin de cela, pourrait-on demander ?

Vous pouvez trouver, sur Google, une chronologie détaillée de la controverse, mais il va sans dire que le fait de donner près d’un milliard de dollars de l’argent des contribuables à une organisation caritative qui avait de sérieux problèmes financiers et de relations publiques signifie que quelqu’un a lamentablement manqué à son devoir.

S’il s’agissait d’un événement unique, on pourrait le mettre sur le compte de la pression exercée par la nécessité de répondre à la COVID-19, ou simplement sur le compte de la stupidité, mais ce n’est pas le premier conflit d’intérêts auquel ce gouvernement libéral est confronté.

Bill Morneau a déjà fait l’objet d’une enquête menée par le commissaire à l’éthique, en 2017, pour avoir omis de divulguer des biens qu’il possédait et de nouveau, en 2018, pour délit d’initié présumé.

Justin Trudeau a fait l’objet de nombreuses enquêtes de la part du commissaire à l’éthique et a été reconnu coupable d’avoir enfreint les lois fédérales sur les conflits d’intérêts à deux reprises – le tout premier ministre à être reconnu coupable de tels délits.

M. Trudeau a témoigné devant le Comité des finances, la semaine dernière et, sans surprise, a refusé d’en assumer la responsabilité. Il n’a fait que tenir ses propos habituels, les platitudes et les excuses qui en sont venues à caractériser sa personnalité publique.

Depuis qu’il est devenu premier ministre, le gouvernement de Justin Trudeau a donné des millions de dollars de l’argent des contribuables à UNIS. En retour, UNIS a donné à Justin Trudeau et au Parti libéral une plate-forme pour promouvoir leur idéologie directement auprès de milliers de jeunes gens impressionnables. Il s’agissait d’une alliance politique mutuellement bénéfique. Tout comme son ingérence dans le procès de SNC Lavalin, il s’agissait de renflouer les coffres des amis du premier ministre.

La commissaire à l’éthique enquête, le Comité des finances poursuit ses audiences, et les conservateurs ont écrit au commissaire au lobbying et à la GRC pour leur demander d’enquêter également.

Nous continuerons à exiger des comptes de Justin Trudeau et de son gouvernement et nous continuerons à lutter pour obtenir les réponses que les Canadiens méritent.