Justin Trudeau manque à l’appel dans l’affaire Keystone XL

Le président américain Joe Biden a l’intention de porter un coup fatal au secteur énergétique canadien qui est déjà en difficulté. Pendant ce temps, Justin Trudeau manque à l’appel.

Selon les documents de transition communiqués à la presse canadienne, le président Biden prévoit révoquer le permis pour le pipeline Keystone XL.

Les termes « révoquer le permis du pipeline Keystone XL » figurent sur une liste d’actions exécutives prétendument prévues pour le premier jour au pouvoir de M. Biden.

Du côté canadien, le projet est déjà en cours. Il a aussi reçu les permis nécessaires de la précédente administration américaine. Aujourd’hui, des milliards de dollars et des milliers d’emplois sont directement en danger.

Le Canada ne dispose pas (étrangement) des infrastructures nécessaires pour raffiner son propre pétrole — il s’agit d’un sujet pour une autre fois. Ainsi, nous dépendons des pipelines pour transporter notre pétrole vers les raffineries au sud de la frontière.

Bien que nous soyons tous en faveur d’un avenir respectueux de l’environnement, la réalité est que le monde entier dépend encore du pétrole et continuera d’en dépendre dans un avenir immédiat. Les pipelines sont, et de loin, le moyen le plus sûr de transporter du pétrole.

Le pipeline Keystone XL transporterait notre pétrole brut de l’Alberta vers le Montana et le Dakota du Sud et se raccorderait à un pipeline existant au Nebraska, afin d’être raffiné au Texas.

Aujourd’hui, notre secteur de l’énergie est confronté à de nouvelles pertes d’emplois et à l’incertitude, alors qu’il est déjà au bord du gouffre.

Si de nombreux Canadiens ont salué le changement de gouvernement au sud de la frontière, la triste réalité est que la nouvelle administration Biden représente une menace économique plus grave pour le Canada que celle de son prédécesseur.

La décision du président Biden d’annuler ce projet de 8 milliards de dollars, ainsi que les dispositions « achetez américain » proposées, plus strictes que celles de la précédente administration, devraient donner à réfléchir aux Canadiens, surtout compte tenu de l’état déjà affaibli de notre économie.

Cette révélation réjouit les dirigeants d’extrême gauche du NPD et du Parti vert. Ceux-ci évoquent la nécessité de mettre des mesures plus importantes en place, en matière de lutte contre les changements climatiques.

Le Canada dispose de l’un des régimes réglementaires les plus stricts au monde sur le plan environnemental et en matière de production d’énergie. Il est complètement absurde d’annuler un tel projet au nom de la bonne gestion de l’environnement.

À cet effet, l’ambassadrice du Canada aux États-Unis, Kirsten Hillman, a déclaré que « le gouvernement du Canada continue de soutenir le projet Keystone XL, ainsi que les retombées bénéfiques qu’il apportera au Canada et aux États-Unis ». De même, le pipeline s’inscrit dans le cadre du plan d’action du Canada en matière de lutte contre les changements climatiques. Cela dit, le premier ministre n’a toujours rien fait.

Soit le premier ministre croit en notre secteur de l’énergie, soit il ne croit pas en ce dernier. Il ne peut pas continuer à jouer un double jeu.

Cette décision n’est qu’un autre échec de Justin Trudeau sur la scène mondiale. Elle affaiblit une relation déjà tendue avec notre plus proche allié et affaiblit la sécurité nationale des deux nations, renforçant, du coup, notre dépendance face aux importations des pays de l’OPEP (le Congo, l’Iran, l’Irak, l’Arabie Saoudite, le Venezuela, etc.). Nous voilà face à un avenir de plus en plus incertain.

Les conservateurs du Canada demandent au premier ministre de défendre le secteur énergétique du Canada et les emplois des Canadiens.