Justin Trudeau gaspille le temps des Canadiens

La semaine dernière, le premier ministre Justin Trudeau a présenté le très attendu discours du Trône de son gouvernement et a prononcé un rare discours télévisé devant la nation. L’examen du discours et de l’allocution a été rapide et presque unanime : quelle perte de temps.

Après avoir perdu six semaines, avec la prorogation du Parlement, où il aurait pu travailler avec le Parlement sur de véritables solutions pour les Canadiens, Justin Trudeau n’a pas réussi à proposer une voie à suivre claire.

En conséquence les Canadiens continuent de faire face à une grande incertitude et beaucoup d’entre eux ont du mal à joindre les deux bouts.

Le discours lui-même était rempli de slogans libéraux, en fait le discours du Trône — probablement le plus important de l’histoire récente de notre pays — ne faisait que répéter les promesses que les libéraux avaient faites depuis le milieu des années 90.

Le discours n’a pas su donner une image claire de la manière dont les libéraux entendent préserver la santé des Canadiens tout en assurant la relance économique rapide du Canada suite à la pandémie de COVID-19.

Le discours n’a pas su démontrer la façon dont les libéraux vont passer de la parole aux actes, à un moment où les Canadiens en ont grandement besoin.
En particulier, les libéraux ont ignoré une demande clé des premiers ministres provinciaux, dont le premier ministre du Manitoba Brian Pallister, d’augmenter le financement des services de soins de santé. Au lieu de fournir aux provinces les ressources dont elles ont besoin pour maintenir leurs citoyens en bonne santé, les libéraux ont continué à afficher une attitude « Ottawa sait tout » qui verra le gouvernement fédéral prendre davantage de décisions, loin des personnes les plus touchées par leurs choix.
Le discours n’a pas, non plus, abordé l’impact combiné de la COVID-19 et de la taxe libérale sur le carbone sur notre secteur agricole et n’a pas répondu aux préoccupations croissantes concernant l’aliénation de l’Ouest et l’unité nationale.

Aucun effort n’a été fait, non plus, pour établir un calendrier financier clair, alors que Justin Trudeau s’endette de façon record et demande aux générations de demain de payer ses factures d’aujourd’hui.

L’incapacité de Justin Trudeau à aborder ces questions importantes a rendu impossible le soutien de son discours du Trône.

De même, son discours national n’apportait rien de nouveau ni de substantiel, à moins que vous ne comptiez la tentative malencontreuse du premier ministre d’annuler l’Action de grâce. C’est exactement le même discours alarmiste, mêlé aux discours des libéraux, qui a imprégné les médias canadiens tout au long des sept derniers mois. En fait la plupart des commentateurs ont convenu que « l’allocution » ne contenait « absolument rien qui n’aurait pu être annoncé lors d’un point de presse normal » ou, oserais-je dire, à la Chambre des communes, en présumant qu’il se souvient encore de l’endroit où elle se trouve.

Comme l’a dit un commentateur : « Le discours de Trudeau n’était pas seulement inutile, il était bizarre. »

Un autre l’a comparé à un discours de sitcom, le qualifiant de « désinvolte, convaincant et dénué de sens », ajoutant que le discours sonnait « plutôt bien, jusqu’à ce que vous lui accordiez le strict minimum de réflexion critique ».

C’était une perte de temps typique de la part de Justin Trudeau, avec beaucoup de style et peu de substance.

Les Canadiens méritent mieux.

Sous la direction d’Erin O’Toole, les conservateurs du Canada offrent un gouvernement sérieux, compatissant et éthique. Un gouvernement qui a le soutien des Canadiens. Nous continuerons à nous battre pour offrir un plan crédible visant à assurer la sécurité des Canadiens et à contribuer à la relance économique.