La troisième prise de Trudeau

Ça commence à devenir beaucoup trop familier.

Pour commencer, Justin Trudeau a été reconnu coupable d’une infraction à l’éthique parce qu’il a accepté des vacances payées sur une île luxueuse. Il a ensuite été reconnu coupable pour son implication dans le scandale SNC-Lavalin. Il fait maintenant l’objet d’une enquête pour avoir accordé un contrat de 900 millions de dollars à un organisme de bienfaisance qui non seulement est étroitement lié au Parti libéral, mais qui versé près de 300 000 $ à sa famille pour qu’elle assiste à des événements.

Justin Trudeau et le ministre des Finances Bill Morneau ont refusé de se récuser des discussions du Cabinet sur le contrat, même si les deux hommes ont d’étroits liens familiaux avec l’organisme en question. Pire encore, le premier ministre a dit aux Canadiens que cet organisme, WE Charity, était le seul qui pouvait faire le travail. Même si c’est vrai – ce qui n’est pas le cas – ça n’empêche pas le gouvernement d’assurer que ce contrat gouvernemental est accordé de manière juste et transparente. C’est la responsabilisation de base.

C’est le troisième scandale éthique auquel Justin Trudeau fait face en trois ans. Les autres fois, il a refusé d’assumer la responsabilité de ses actes. Mais c’est sa troisième prise. Il est plus que temps qu’il se présente devant les Canadiens et qu’il explique pleinement ses agissements.

C’est pourquoi les conservateurs exigent que tous les documents relatifs au contrat soient rendus publics. Chaque ministre du Cabinet doit indiquer le rôle qu’il a joué dans l’approbation de cet important contrat. Le commissaire à l’éthique, le Comité des finances et le Comité des opérations gouvernementales doivent tous accélérer leurs enquêtes sur cette affaire. Le Comité de l’éthique doit être convoqué pour entendre des témoins. De plus, la vérificatrice générale et l’ombudsman de l’approvisionnement doivent faire enquête.

Les Canadiens méritent des réponses. Le premier ministre et son gouvernement libéral doivent rendre des comptes.