Le point sur le nouveau projet de loi sur l’aide médicale à mourir et la crise des barrages illégaux

Cette semaine, le gouvernement libéral a déposé le projet de loi C 7, qui élargit l’accès à l’aide médicale à mourir.

En septembre dernier, la Cour supérieure du Québec a déclaré qu’il est inconstitutionnel de limiter l’aide médicale à mourir aux personnes dont la mort est « raisonnablement prévisible ».

Au lieu d’en appeler de cette décision, les libéraux du gouvernement Trudeau ont plutôt proposé un nouveau projet de loi qui assouplira un certain nombre de mesures de sauvegarde ayant pour but de protéger les personnes vulnérables. Le projet de loi C 7 supprime l’obligation voulant que la mort du patient soit « raisonnablement prévisible » pour que celui-ci puisse demande l’aide médicale à mourir. Le projet de loi abolit aussi la « période de réflexion » de 10 jours, qui garantissait une période de temps suffisante pour que les gens puissent réfléchir à leur décision.

Les conservateurs du Canada étudient de près le nouveau projet de loi du gouvernement.

Le Parti conservateur se fait une priorité de voir à ce que le projet de loi prévoie des mesures de sauvegarde pour les personnes les plus vulnérables de notre société et qu’il respecte la liberté de conscience des médecins et des autres professionnels de la santé.

Mentionnons aussi que le gouvernement libéral a manqué à l’une de ses principales promesses électorales, celle d’investir 3 milliards de dollars dans les soins de longue durée, notamment dans les soins palliatifs. Or, l’accès aux soins palliatifs fait partie intégrante de la question des décisions à prendre en fin de vie.

Au lieu d’élargir l’aide médicale à mourir, le gouvernement devrait respecter ses promesses et améliorer l’accès aux soins palliatifs.

Le premier ministre Justin Trudeau capitule encore devant des activistes radicaux qui bloquent des infrastructures canadiennes.

M. Trudeau a exigé le démantèlement des barrages, mais il refuse de joindre le geste à la parole.

Enhardis par la faiblesse du leadership fédéral, ces activistes ont organisé encore plus de barrages et de manifestations aux quatre coins du Canada, y compris ici, à Provencher.

C’est inacceptable.

Déjà, quelque 1 500 personnes ont perdu leur emploi. L’économie canadienne a perdu des centaines de millions de dollars et, chaque jour, des citoyens respectueux de la loi ne peuvent pas se rendre au travail.

Dimanche, à cause de ces troubles, la société Teck a renoncé à son immense projet énergétique en Alberta. Ce projet devait créer 9 500 emplois.

Tout comme la grande majorité des Wet’suwet’en ont voté en faveur du gazoduc Coastal GasLink, 14 communautés des Premières Nations et métisses ont conclu des ententes de participation avec Teck au sujet du projet Frontier.

Les activistes radicaux détournent à leur avantage le programme de réconciliation dans l’espoir de faire disparaître le secteur de l’énergie du Canada. En agissant ainsi, ils nuisent à ceux-là mêmes dont ils prétendent défendre les intérêts.

C’est dans cette optique que les conservateurs du Canada ont présenté cette semaine la motion suivante :

« Que la Chambre soit solidaire de tous les conseils de bande élus sur le tracé du gazoduc de Coastal GasLink, de la majorité des chefs héréditaires et de la grande majorité des membres de la communauté des Wet’suwet’en, qui appuient le projet de Coastal GasLink, et condamne les activistes radicaux qui exploitent les divisions au sein de la communauté des Wet’suwet’en, tiennent l’économie canadienne en otage et menacent les emplois et les opportunités dans les communautés autochtones. »

Malheureusement, le Parti conservateur est le seul parti à l’avoir appuyée.

Les tribunaux ont conclu que ces barrages sont illégaux et qu’ils doivent cesser.

Le premier ministre a le pouvoir et le devoir d’agir. Il est temps qu’il le fasse.