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Liberal Referendum Aversion

A new poll by Forum Research says 65 percent of Canadians agree that a national referendum must occur before any changes are made to the way we elect our MPs.  Only 18 percent said that giving Canadians a vote on the matter is not necessary and the remaining 17 percent had no opinion.  In the poll’s summary, Dr. Lorne Bozinoff notes that the strong supportive majority “spreads across all regions and socioeconomic groups.”  Yet Prime Minister Trudeau and his Liberal Government continue to come up with new ways to avoid letting Canadians vote on this important question.

 

In their latest attempt to avoid a referendum, the Liberals have told Canadians they are welcome to consult themselves.  Instead of doing the right thing by giving Canadians a chance to vote in a referendum, the Liberals have told Canadians they can talk amongst themselves and let the government know what they think.  They’ve even produced a 38-page booklet to help Canadians organize their own electoral reform discussions.  Even if Canadians do wish to organize events like this, the Liberal Government has no obligation to legislate what is laid out in the responses.  Consulting Canadians is never a bad thing, but no one has ever wanted to do a homework assignment that the teacher never intended on marking.

 

A referendum guarantees that Canadians – all Canadians – are heard and that our voices matter.  Since the federal election saw the Liberals elected with less than 40 percent of the popular vote, it’s disingenuous to suggest that a majority of Canadians gave them a mandate to unilaterally change the electoral system.  The notion becomes even more far-fetched when you consider that their campaign platform didn’t bother to explain what their proposed alternative to the existing system would be.

 

As I’ve asked before in this column; if the Liberals truly believe that Canadians will support their plan, why are they dragging their heels on calling a referendum?  To be fair, Democratic Institutions Minister Maryam Monsef hasn’t ruled out a referendum, but she has expressed that she doesn’t feel a national vote is needed.  She has also made comments suggesting she believes this issue is too complex for Canadians to consider.  The aforementioned poll has made it clear that Minister Monsef’s position is out of touch with 65 percent of Canadians.  Rather than telling Canadians to consult themselves, maybe it’s time the Liberals stopped ignoring what has already been said.Un nouveau sondage de Forum Research indique que 65 % des Canadiens sont d’avis que toute modification à notre façon d’élire nos députés devra être précédée d’un référendum. Seulement 18 % des Canadiens estiment qu’un vote sur cette question n’est pas nécessaire, et les 17 % restants n’ont pas d’opinion à ce sujet. Dans son résumé à propos du sondage, M. Lorne Bozinoff, Ph. D., indique que la forte majorité favorable à la tenue d’un référendum est répartie dans l’ensemble des régions et des groupes socioéconomiques. Néanmoins, le premier ministre Trudeau et le gouvernement libéral ne cessent de trouver de nouvelles façons pour empêcher les Canadiens de voter sur cette importante question.

Dans leur dernière tentative pour éviter la tenue d’un référendum, les libéraux ont dit aux Canadiens qu’ils étaient tout à fait libres de se consulter eux-mêmes. Au lieu de faire ce qui devrait être fait et de permettre aux Canadiens de se prononcer par voie de référendum, les libéraux ont dit aux Canadiens qu’ils pouvaient se consulter entre eux et faire savoir le fond de leur pensée au gouvernement. Ils ont même produit une brochure de 38 pages pour aider les Canadiens à organiser leurs propres discussions sur la réforme électorale. Même si les Canadiens décidaient d’organiser de telles activités, le gouvernement libéral n’a aucune obligation de légiférer quoi que ce soit pour tenir compte des réponses qui ressortiront de ces discussions. Le fait de consulter la population n’est jamais une mauvaise chose, mais personne n’a jamais voulu faire un devoir que le professeur n’avait aucune intention de noter.

Un référendum permet de garantir que les Canadiens – tous les Canadiens – seront entendus et qu’on tiendra compte de leurs voix. Étant donné que les libéraux ont été élus avec moins de 40 % des suffrages exprimés, il serait malhonnête de suggérer que la majorité des Canadiens leur ont donné le mandat de modifier unilatéralement le système électoral. La notion devient encore plus tirée par les cheveux lorsque l’on considère que leur plateforme électorale ne se donnait même pas la peine d’expliquer l’alternative qu’ils allaient proposer au système actuel.

Comme je l’ai déjà dit dans cette chronique, si les libéraux croient vraiment que les Canadiens vont appuyer leur plan, pourquoi hésitent-ils tant à recourir à un référendum? En tout honneur, il faut reconnaître que la ministre des Institutions démocratiques n’a pas écarté la possibilité d’un référendum. Elle a cependant affirmé qu’elle ne croyait pas nécessaire de tenir un vote national à ce sujet. Elle a aussi formulé certains commentaires qui laissaient entendre qu’elle croyait que cette question était trop complexe pour demander aux Canadiens d’y réfléchir. Le sondage mentionné plus haut indique clairement que la position de la ministre Monsef est en rupture avec celle de 65 % des Canadiens. Plutôt que de dire aux Canadiens de se consulter entre eux, les libéraux auraient peut-être avantage à cesser d’ignorer ce qui a déjà été dit.